Tuesday, 21 June 2011

Ali, vendeur de journaux à Saint-Germain



Si comme moi, vous avez la chance de fréquenter Saint-Germain des Près, vous connaissez forcément Ali Akbar, le vendeur de journaux qui, avec son large sourire et ses bons mots, transmet une énergie incroyable.

Depuis quelques jours son portrait géant trône sur les murs de Saint-Germain des Près et je tenais à lui rendre hommage dans ma rubrique "coup de coeur".

Voici la bio d'Ali que vous pouvez retrouver sur le site de la Mairie du 6e arrondissement.
Né au Pakistan en avril 1953, Ali Akbar a quitté son pays à la fin des années 70. Il vit en France depuis quarante ans. Père de cinq enfants, auteur d'une autobiographie intitulée "Je fais rire le monde, mais le monde me fait pleurer", il vit à Anthony et travaille dans le quartier latin comme vendeur de journaux à la criée. Il est la personnification du dicton populaire: l'humour est la politesse du désespoir. "J'ai une clientèle qui est sympathique, qui m'aime. C'est grâce à elle si je suis encore là. Je ne gagne pas grand chose en vendant Le Monde. Vingt-cinq euros pour quatre heures de travail! J'écris des blagues, j'essaie de caricaturer les titres de la Une. L'autre jour, je criais: "Ça y est, Dominique Strauss Kahn a été violé par Christine Lagarde!" parce queLe Monde titrait sur sa candidature à la succession de DSK. J'ai reçu la médaille de la ville de Paris des mains de Monsieur Lecoq, le maire du 6e arrondissement, des ministres m'offrent un verre à boire, tout cela me touche, parce que dans mon pays, un vendeur de journaux est méprisé, n'existe pas."